Les forces gouvernementales sont accusées pour la énième fois par l’AFC/M23 d’avoir mené dans l’après-midi de ce vendredi 8 mai 2026 des frappes de drones meurtrières contre le marché public de Mushaki, dans le territoire de Masisi en province du Nord-Kivu.

Dans un communiqué, le porte-parole du mouvement rebelle Lawrence Kanyuka, a indiqué que le bilan provisoire de ces bombardements fait état d’au moins 20 civils tués et de plus de 57 blessés, parmi lesquels des femmes, des enfants ainsi que d’autres personnes vulnérables : « Cette attaque délibérée contre des populations civiles constitue un crime de guerre et un crime contre l’humanité », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs rapporté que depuis le début de ce mois, le régime de Kinshasa multiplie les frappes de drones en violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha en ciblant « des zones densément peuples à Gankenke et Mikenke dans le centre de Minembwe tout comme à Lumbishi, Rutare et ses environs dans le territoire de Kalehe en province du Sud-Kivu, ou récemment à Kalenga dans le Masisi au Nord-Kivu.

Et pour l’AFC/M23, l'attitude affichée par le régime de Félix Tshisekedi prouve à suffisance « qu'il n'a aucun amour ni pour le pays ni pour son peuple » : « Nous ne pouvons donc pas continuer à assister passivement aux attaques contre des civils innocents dans les zones libérées, ni contre nos propres positions. Face à ces violences répétées, l’AFC-M23 se réserve le droit légitime de répondre avec la plus grande fermeté afin d’assurer la protection des populations civiles des zones libérées et de mettre un terme aux attaques perpétrées par les forces de la coalition du régime de Kinshasa : FARDC, FDNB, FDLR, Milices Wazalendo et Mercenaires », poursuit le mouvement rebelle dans son communiqué.

Ce dernier dit enfin prendre à témoin la communauté internationale à travers le médiateur qatari et celui de l’Union Africaine, le facilitateur Américain, l’Union Européenne, l’Union Africaine, CIRGL, SADC, l’EAC ainsi que les Nations-Unies pour ces actes de barbarie perpétrés par le régime de Kinshasa.