L’armée burundaise a rejeté, mercredi 26 novembre, les accusations relayées sur les réseaux sociaux affirmant la présence de ses soldats dans la localité de Minembwe, au Sud-Kivu, et leur implication dans un blocus contre la population civile. Dans un communiqué, la Force de défense nationale du Burundi (FDNB) assure qu’« aucun militaire burundais n’est présent à Minembwe ».

Des accusations massivement relayées en ligne

Depuis plusieurs jours, des publications circulant sur les réseaux sociaux imputent à la FDNB des exactions contre des civils dans cette zone du Hauts-Plateaux. Certaines vidéos suggèrent que les troupes burundaises imposeraient un blocus total à Minembwe.

La FDNB qualifie ces allégations d’infondées.

Bujumbura évoque la présence de groupes armés

Selon le porte-parole de l’armée burundaise, le général de brigade Gaspard Baratuza, la localité de Minembwe est actuellement occupée par une coalition de groupes armés, parmi lesquels Red Tabara, FNL Nzabampema, AFC-Twirwaneho et M23.

Ces groupes utiliseraient, selon le communiqué, la population civile comme bouclier humain lors des attaques planifiées contre les forces congolaises (FARDC) et burundaises.

La FDNB affirme que les civils ne dénoncent pas cette situation par crainte de représailles.

Des images virales présentées comme preuve

L’armée burundaise cite par ailleurs des vidéos diffusées par Rafiki Bora TV et par un responsable d’école de Minembwe, qu’elle présente comme des éléments montrant la « cohabitation » entre combattants et civils.

Pour la FDNB, ces contenus démontreraient l’absence de séparation entre population et groupes armés, contredisant les accusations selon lesquelles ses troupes seraient responsables d’exactions dans la zone.

La FDNB reconnaît une présence ailleurs dans l’Est de la RDC

Si elle nie toute présence à Minembwe, la FDNB confirme cependant que des militaires burundais opèrent bel et bien dans d’autres zones de l’Est de la RDC.

Selon le communiqué, ces déploiements s’inscrivent dans les accords bilatéraux liant la RDC et le Burundi.

La FDNB affirme que ses troupes ont pour mission de combattre « les forces négatives nationales et étrangères », notamment Red Tabara, en collaboration avec les FARDC.

Bujumbura insiste sur le respect du droit international

Le général Baratuza assure que les opérations conjointes sont menées « avec professionnalisme » et « dans le strict respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

L’armée burundaise réitère son engagement à poursuivre ses missions « partout où elle sera appelée à servir ».