Dans son dernier rapport publié cette semaine, le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo est revenu sur la situation des droits de l’homme dans le pays au cours au premier semestre de l’année 2026.

Durant cette période, le BCNUDH a documenté 2.996 violations et atteintes aux droits humains, affectant 6.189 victimes.

Ce rapport indique que le nombre de violations a baissé de 10 % par rapport au semestre précédent, mais augmenté de 8 % par rapport à la même période de 2025.

Cette évolution, poursuit le BCNUDH, « ne traduit pas nécessairement une amélioration, notamment en raison des limites rencontrées dans la documentation et le rapportage des incidents. »

Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme note que les affrontements et les efforts d’expansion territoriale de l’AFC/M23 se sont poursuivis en dépit de son retrait d’Uvira, puis de la plaine de la Ruzizi, qui n’a pas amélioré la protection des civils, en raison notamment d’actes de représailles, de nouveaux déplacements de populations et de l’intensification des hostilités dans les hauts plateaux.

En Ituri et au Nord-Kivu, le BCNUDH présente les ADF comme la menace majeure et leur attribue 230 atteintes aux droits humains ayant affecté 1.064 victimes, mais souline que d’autres groupes armés ont également continué d’exercer des violences contre les communautés locales dans cette zone.

Le BCNUDH a par ailleurs documenté 31 violations du droit international humanitaire, notamment des attaques contre des écoles, des hôpitaux, des personnes et des sites protégés.

Il ajoute qu’au total 267 cas de violences sexuelles liées au conflit ont affecté 401 victimes, principalement des femmes et des enfants ; des actes dont les groupes armés sont les principaux auteurs. 

Enfin, le BCNUDH a enregistré 60 cas de protection concernant 72 défenseurs des droits humains et journalistes.