La très controversée problématique de changement de la constitution portée et assumée par le président Félix Tshisekedi qui veut coûte que coûte doter le pays d’une nouvelle constitution, continue de susciter de vives réactions.

La dernière en date est celle de Denis Mukwege qui juge « inacceptable » cette démarche du président Tshisekedi estimant que celle-ci traduit en réalité sa volonté de briguer un troisième mandat : « Il (le président de la RDC Félix Tshisekedi, ndlr) dit qu'on ne peut pas faire les élections, puisqu'il y a deux provinces qui sont en guerre, le Nord et le Sud-Kivu (...) Si on ne peut pas organiser d’élections pour cette raison, alors on ne peut pas non plus organiser de référendum pour modifier la Constitution, car il faudrait que ces deux provinces puissent également se prononcer », a-t-il déclaré dans une interview accordée au média Africa News.

Parallèlement, le prix Nobel de la paix a déploré « le manque d'action de la communauté internationale face aux difficultés que traversent la République Démocratique du Congo depuis plusieurs années » : "Ça étonne beaucoup de voir comment la communauté internationale peut continuer à être indifférente par rapport à la souffrance de la population congolaise et ce que nous demandons, c'est que nous soyons traités de la même façon que tous les autres peuples », a-t-il ajouté.