Les États-Unis et le Rwanda ont signé, mardi 19 mai, un mémorandum d’entente portant sur une coopération stratégique dans le domaine du nucléaire civil. L’annonce a été faite par l’ambassade des États-Unis à Kigali dans une note officielle publiée le même jour.
Le document a été signé par Renee Sonderman, haute responsable du Bureau du contrôle des armements et de la non-prolifération au département d’État américain, ainsi que par le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, au nom du gouvernement rwandais.
Selon Washington, cet accord vise à renforcer la coopération bilatérale dans le secteur de l’énergie nucléaire civile, avec un accent particulier sur le développement d’une énergie « fiable et sécurisée ». Les autorités américaines ont également souligné leur volonté commune de promouvoir les normes internationales en matière de sûreté nucléaire, de sécurité et de non-prolifération.
Cette nouvelle avancée diplomatique s’inscrit dans le cadre du rapprochement stratégique entre Kigali et Washington, alors que le Rwanda cherche à diversifier ses sources d’énergie et à accélérer son industrialisation.
Dans ce contexte, l’entreprise américaine Holtec International et le Rwanda Atomic Energy Board (RAEB) ont également signé un accord de développement visant à préparer le déploiement du réacteur modulaire SMR-300 au Rwanda. Cette technologie de petits réacteurs nucléaires modulaires est présentée comme une alternative capable de répondre aux besoins énergétiques croissants du pays.
Depuis plusieurs années, le gouvernement rwandais affiche son ambition d’intégrer l’énergie nucléaire dans son mix énergétique afin de soutenir le développement économique du pays et de réduire sa dépendance aux sources classiques d’électricité.