Par Claudel Lubaya
L'analyse attentive de ce qui est présenté à ce jour comme l'accord conclu entre la RDC et les États-Unis laisse apparaître une compromission d'une gravité exceptionnelle, sur fond de haute trahison des intérêts supérieurs de la Nation.
L'accord n'a pas été négocié au nom de l'intérêt national. Il l'a été au nom de la survie politique de Félix Tshisekedi et de la pérennité de son régime.
En accordant aux sociétés américaines un droit de préemption sur nos ressources minières stratégiques, ainsi qu'un accès privilégié à leur cartographie, le régime congolais a franchi une ligne rouge en mettant sous tutelle américaine notre patrimoine minier.
Aucun État souverain ne renonce volontairement à une telle prérogative. C'est le pouvoir souverain du peuple congolais de disposer librement de ses ressources stratégiques, de choisir ses partenaires et de négocier exclusivement dans son intérêt qui se trouve gravement compromis.
En dépit de la comédie de sa ratification parlementaire, cet accord demeure une lourde hypothèque sur l'avenir de la Nation.
Il organise la captation de nos ressources stratégiques au profit d'intérêts mesquins américains et fait du patrimoine national l'assurance-vie d'un régime.
Le Congo consent ainsi à s'appauvrir davantage en enrichissant une puissance déjà parmi les plus riches et les plus influentes du monde.
C'est pourquoi, les gens doivent rendre des comptes. Le premier d'entre eux est Félix Tshisekedi, unique bénéficiaire de ce deal de la soumission.
Toute sa rhétorique déployée dans son dernier discours n'a été qu'un tissu de mensonges destiné à travestir la réalité, à légitimer un accord profondément contestable et à tenter de justifier un vaste complot contre les intérêts vitaux de notre Nation.
Par Claudel Lubaya