corrige cet article : Le corps sans vie de Kavira Jacques Lareine, une fillette d’environ 10 ans, a été découvert mardi 21 juillet au matin, vers 6 heures, dans la concession de l’église catholique du quartier Vuthalevekwa, dans la commune rurale de Kasindi, en territoire de Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo.

La victime, élève de première année primaire dans une école de la place, vivait chez sa grand-mère à Vuthalevekwa, selon plusieurs témoignages recueillis par des médias locaux.

D’après les premières informations communiquées par le commissariat de la Police nationale congolaise (PNC) de Kasindi, l’enfant aurait été tuée dans la soirée du lundi 20 juillet par des personnes non encore identifiées. Les enquêteurs envisagent que le corps ait été transporté puis abandonné dans l’enceinte de l’église après le crime.

Un déplacement entre deux quartiers

Des témoignages concordants indiquent que la fillette avait été envoyée dans la journée chez un familier résidant au quartier Kikemba. Elle aurait quitté ce domicile à une heure tardive pour regagner le quartier Vuthalevekwa chez sa grand-mère.

Selon certaines sources locales, c’est durant ce trajet que l’enfant aurait pu croiser ses agresseurs présumés. Cette hypothèse n’a toutefois pas été confirmée officiellement par les autorités.

Des soupçons de violences sexuelles

Des sources sanitaires ainsi que des informations recueillies auprès de sources proches de la justice militaire évoquent également l’hypothèse de violences sexuelles commises sur la fillette avant sa mort.

Le corps a été transféré à la morgue du Centre de santé de référence de Lubiriha sur instruction de l’officier du ministère public.

Une enquête ouverte

La police indique avoir ouvert une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire et d’identifier les auteurs du crime. Aucune arrestation n’avait été annoncée mardi après-midi.

La Société civile Forces vives de Kasindi, par la voix de sa première vice-présidente Sylvie Bahati, a condamné ce meurtre et demandé que les responsables soient retrouvés et poursuivis.

L’affaire a provoqué une vive émotion dans cette commune frontalière du Nord-Kivu, où de nombreux habitants réclament un renforcement de la sécurité, notamment pendant la période des vacances scolaires.