La commune rurale de Kasindi-Lubirihya, située dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, est confrontée à une recrudescence d'actes criminels qui ravive les inquiétudes de la population. En moins de quarante-huit heures, des cambriolages, un viol présumé et le meurtre d'une fillette ont semé la psychose au sein de cette cité frontalière, poussant la société civile à réclamer un renforcement urgent des mesures de sécurité.

Dans la nuit du 22 au 23 juillet, deux habitations situées dans les quartiers Latin et Congo Ya Sika ont été la cible de cambriolages perpétrés par des hommes armés d'armes blanches. Selon des sources locales, les assaillants ont forcé les portes des domiciles avant de s'emparer d'argent liquide, de téléphones portables, d'un téléviseur, d'une radio, de batteries externes ainsi que de plusieurs autres effets personnels.

Au cours de cette même nuit, une jeune femme d'environ 25 ans aurait également été victime d'un viol. La victime a été prise en charge dans une structure sanitaire afin de recevoir les soins appropriés. La Police nationale congolaise (PNC) indique avoir ouvert une enquête pour identifier et interpeller les auteurs présumés.

Ces nouveaux faits interviennent alors que la population est encore sous le choc après la découverte, deux jours plus tôt, du corps sans vie de Kavira Jacques Lareine, une fillette d'une dizaine d'années. Son corps avait été retrouvé dans l'enceinte de la concession de l'Église catholique du quartier Vuthalevekwa. D'après plusieurs sources locales, l'enfant aurait été victime de violences sexuelles avant d'être tuée.

Pour la Nouvelle Société civile de Kasindi, cette succession d'incidents traduit une dégradation préoccupante de la situation sécuritaire et nécessite une réaction rapide des autorités compétentes.

« La population vit aujourd'hui dans la peur. En moins de quarante-huit heures, nous avons enregistré un meurtre, un cas présumé de viol et plusieurs cambriolages. Nous demandons aux autorités de renforcer les patrouilles nocturnes et de prendre des mesures concrètes pour garantir la sécurité des habitants de Kasindi », a déclaré Blaise Metusela, coordonnateur adjoint de la Nouvelle Société civile.

De leur côté, les autorités locales assurent que des enquêtes sont en cours et que des dispositions sont en train d'être prises afin de renforcer le dispositif sécuritaire dans cette commune frontalière de l'est de la République démocratique du Congo. En attendant, les habitants espèrent des résultats concrets pour mettre un terme à cette recrudescence de la criminalité.