La situation sécuritaire continue de se détériorer dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, où les attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont fait au moins 22 morts civils en l’espace de trois jours.
Dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin, au moins 16 personnes ont été tuées dans les localités de Kitoho et Mbau, selon des sources de la société civile locale.
Parmi les victimes figurent un pasteur, son épouse, leur fille ainsi qu’un enseignant, témoignant une fois de plus du caractère brutal et indiscriminé des violences perpétrées contre les populations civiles.
Ces nouvelles tueries surviennent quelques jours seulement après une autre attaque meurtrière enregistrée dimanche dernier dans la ville de Beni. Six membres de la communauté pygmée y avaient été assassinés dans des circonstances également attribuées aux combattants ADF.
En moins d’une semaine, cette série d’attaques porte ainsi à au moins 22 le nombre de civils tués dans la région, ravivant les inquiétudes des habitants face à la persistance de l’insécurité malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans l’est de la République démocratique du Congo.
Appels au renforcement de la protection des civils
Face à cette recrudescence des violences, plusieurs acteurs de la société civile appellent les autorités congolaises ainsi que les forces engagées dans les opérations conjointes à renforcer les dispositifs de sécurité afin de mieux protéger les populations.
Selon les mêmes sources, les rebelles continuent de cibler des villages, des axes routiers ainsi que des zones habitées, provoquant des déplacements de populations et un climat de peur permanent dans plusieurs localités du territoire de Beni.
D’origine ougandaise, les ADF sont accusés d’être responsables de milliers de morts dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri depuis plusieurs années. Le groupe armé est affilié à l’organisation État islamique selon plusieurs rapports internationaux.