La coalition de l’opposition C64 a annoncé l’organisation d’une « grande marche nationale » prévue le 8 juillet 2026 à travers l’ensemble du territoire congolais. À Kinshasa, les manifestants projettent de se rendre au Palais de la Nation afin, selon les organisateurs, de « défendre la Constitution » et dénoncer ce qu’ils qualifient de dérives du pouvoir en place.

L’annonce a été faite à l’issue d’une réunion d’évaluation de son récent sit-in dans la capitale congolaise, une manifestation violemment dispersée par les forces de l’ordre, provoquant de vives tensions entre les opposants et les autorités.

Présent lors de cette réunion, l’opposant Martin Fayulu a appelé les Congolais à se mobiliser massivement pour la prochaine marche. Selon lui, cette mobilisation vise à défendre l’ordre constitutionnel et à faire entendre la voix de l’opposition face à ce qu’elle considère comme une remise en cause des principes démocratiques.

De son côté, Jean-Marc Kabund, figure de proue de la coalition C64, a tenu des propos particulièrement sévères à l’égard du président Félix Tshisekedi. Accusant le chef de l’État d’avoir « trahi son serment » et d’être « en rébellion contre la Constitution », il a estimé que le président congolais ne méritait plus d’exercer ses fonctions.

« Tshisekedi est indigne de porter la veste du président de la République. Et notre peuple, désormais, ne devra plus reconnaître Tshisekedi comme président de la République », a déclaré Jean-Marc Kabund devant plusieurs cadres et militants de l’opposition.

L’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale et très proche de Félix Tshisekedi est également revenu sur la répression de la manifestation du 12 juin, affirmant que cette intervention des forces de sécurité avait renforcé la détermination de l’opposition.

« La répression du 12 juin n’a fait que conforter notre conviction que le pouvoir en face de nous a peur et que nous allons continuer sans relâche notre combat jusqu’à la victoire finale », a-t-il ajouté.

Cette nouvelle mobilisation annoncée par le C64 intervient dans un climat politique tendu en République démocratique du Congo, marqué par des accusations récurrentes de restrictions des libertés publiques et des divergences croissantes entre le pouvoir et l’opposition sur plusieurs questions institutionnelles et politiques.

Jusqu’à présent, les autorités congolaises n’ont pas officiellement réagi à l’annonce de cette marche nationale prévue le 8 juillet prochain.