La MONUSCO, qui s’était limité à condamner les frappes de drone ayant fait plusieurs morts parmi les populations civiles à Masisi-centre dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu sans citer les FARDC, accusées d’être à la base de ces frappes ; est à son tour accusée par l’AFC/M23 d’hypocrisie.
Sur X, Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle a même affirmé que la Mission Onusienne est complice de ces bombardements : « Il est de notoriété publique que la majorité des frappes menées par les drones des forces coalisées du régime de Kinshasa sont rendues possibles par les rotations de reconnaissance de la MONUSCO. Le silence et l’inaction persistants de cette mission face à ces crimes la rendent moralement et politiquement complice. La MONUSCO doit citer clairement le régime de Kinshasa comme responsable des meurtres de civils à Masisi-Centre et ailleurs dans l’Est de la République démocratique du Congo, et condamner sans équivoque les violations répétées du cessez-le-feu par ce régime », a-t-il déclaré affirmant que la responsabilité de la MONUSCO est engagée au même titre que celle du régime de Kinshasa, notamment en raison de « sa proximité opérationnelle avec les forces coalisées, allant des opérations conjointes successives jusqu’à l’opération dite Springbok. »
La MONUSCO doit mettre un terme à son hypocrisie. Il est de notoriété publique que la majorité des frappes menées par les drones des forces coalisées du régime de Kinshasa sont rendues possibles par les rotations de reconnaissance de la MONUSCO. Le silence et l’inaction… https://t.co/QnLbWcH7zW
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) January 4, 2026
Ce dernier, a par ailleurs fait savoir que le bilan de ces bombardements est passé de 6 à 10 morts et de plus de 50 blessés civils signifiant que ces chiffres traduisent une tragédie humaine causée par des attaques indiscriminées contre les populations civiles : « L’AFC/M23 appelle la communauté nationale et internationale à être témoin des massacres répétés de populations civiles perpétrés par le régime de Kinshasa dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le monde ne peut plus détourner le regard. Le peuple congolais doit être protégé de toute urgence », a-t-il indiquant que son mouvement rebelle reste déterminé « à œuvrer pour la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.