Après l'assemblée nationale, c'est au tour du senat d'adopter en deuxième lecture la loi référendaire dite « Ngondankoy », après son adoption préalable par l’Assemblée nationale.

Toutefois, le texte adopté par la chambre haute comporte une modification significative par rapport à la version votée par les députés nationaux.

Les sénateurs ont en effet retiré les conseils communaux de la composition de l’Assemblée constituante prévue dans le cadre du processus de révision constitutionnelle.

Cette divergence devra être examinée dans le cadre des mécanismes de concertation parlementaire prévus par la loi.

Conformément à la procédure législative, les deux chambres du Parlement sont désormais appelées à harmoniser leurs positions afin d’aboutir à un texte commun.

Ce n’est qu’après cette étape que la loi pourra être transmise au chef de l’État pour promulgation.

L’adoption de ce texte intervient dans un contexte politique marqué par de vives tensions autour du projet de réforme constitutionnelle.

Malgré les contestations de l’opposition et de plusieurs organisations de la société civile, le processus référendaire poursuit son chemin institutionnel.

Ceci intervient quelques jours seulement après la dispersion du sit-in organisé le 12 juin par la coalition Article 64 qui réunit plusieurs partis de l'opposition qui disent défendre l’ordre constitutionnel.