4 jours seulement après avoir annoncé des sanctions contre les Forces de défense rwandaises et à quatre de leurs officiers supérieurs, pour leur soutien opérationnel direct au M23 qui poursuit la guerre à l’Est de la RDC, les États-Unis affirment qu’ils vont bientôt imposer des restrictions de visa à plusieurs hauts responsables rwandais impliqués dans la déstabilisation de l’Est de la RDC.
Dans un communiqué publié ce vendredi 6 mars 2026, le département d’État américain a expliqué que les personnes ciblées, qui ne sont pas pour l’instant citées nommément, « encouragent la violence et compromettent la stabilité de toute la région des Grands Lacs en continuant de soutenir le M23 et en violant les Accords de Washington. »
Il précise toutefois que les États-Unis attendent de toutes les parties aux Accords de Washington qu’elles respectent pleinement leurs engagements, notamment de la part de la RDC, qu’elle neutralise immédiatement le groupe armé des FDLR et les groupes qui lui sont associés, et de la part du Rwanda, qu’il retire ses troupes et ses équipements militaires de la RDC : « Ce n’est qu’alors que l’immense potentiel économique de la région des Grands Lacs pourra être réalisé », poursuit ce communiqué.
Le département d’État américain soutient que cette politique de restriction de visa est conforme à la loi américaine sur l’immigration et la nationalité qui autorise le secrétaire d’État à interdire l’entrée à tout étranger dont la présence sur le territoire « pourrait avoir des conséquences potentiellement graves pour la politique étrangère des États-Unis. »
Il ajoute que certains de leurs familiers pourrait également être concernés par ces restrictions.
De nouvelles restrictions qui pourraient se révéler « décisives » cette fois
Il faut dire que la démarche de l’administration Trump vise clairement à forcer Kigali de cesser avec son soutien au M23 et à retirer ses troupes de l’Est RDC.
Et si Kinshasa a salué cette démarche affirmant que ces mesures « constituent un signal clair en faveur du respect de la souveraineté de l’intégrité territoriale de la RDC, de la justice ainsi que de la mise en œuvre effective des engagements souscrits dans le cadre des Accords de Washington » ; Kigali de son côté estime qu'elles « ciblent injustement une seule partie au processus de paix et dénaturent la réalité et les faits du conflit dans l'Est de la RDC. »
Reste à savoir si cette fois le Rwanda pliera face à ces nouvelles restrictions après avoir signifié à maintes reprises « ne pas craindre les sanctions internationales.»