Une réunion de haut niveau s’est tenue ce samedi 17 janvier 2026 à Lomé, sous la présidence du Président du Conseil togolais Faure Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine pour la crise dans l’Est de la RDC.

Ce sommet a réuni un impressionnant panel de facilitateurs — dont les anciens présidents Olusegun Obasanjo (Nigeria), Uhuru Kenyatta (Kenya), Catherine Samba-Panza (Centrafrique), Mokgweetsi Masisi (Botswana) et Sahle-Work Zewde (Éthiopie) — ainsi que des représentants des pays directement concernés (RDC, Rwanda, Angola, Burundi, Ouganda), des puissances internationales (États-Unis, Qatar, France) et des organisations régionales et multilatérales.

L’objectif affiché était clair : consolider la cohérence des multiples initiatives de paix engagées depuis 2025 et éviter la fragmentation des efforts diplomatiques.

La réunion a salué les avancées obtenues sous les auspices américains (Déclaration de principes d’avril, Accord de paix de juin, Accord-cadre économique régional et Accords de paix de Washington de décembre 2025 entre RDC et Rwanda) ainsi que qataris (Déclaration de Doha de juillet et Accord-cadre global de novembre 2025 avec l’AFC/M23).

Elle a également mis en avant la conférence de Paris d’octobre 2025 en soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs.

Dans le communiqué final de cette réunion, les participants ont réaffirmé la centralité du processus de médiation dirigé par le Togo, tout en appelant à une meilleure harmonisation avec les initiatives de l’EAC, de la SADC et de la CIRGL.

Ils également ont pressé les parties — notamment le gouvernement congolais et l’AFC/M23 — pour accélérer de bonne foi la mise en œuvre des engagements déjà pris et de reprendre sans délai les négociations sur les six protocoles thématiques restants du cadre de Doha.

« Je salue l’engagement des États, des partenaires et de l’ensemble des parties prenantes. Plus que jamais, notre action collective doit rester guidée par une conviction forte : seule une solution politique concertée et durable permettra de restaurer la paix, la sécurité et la stabilité au bénéfice des populations de la région des Grands Lacs », a déclaré pour sa part Faure Gnassingbé.

Il faut dire que ce rendez-vous de Lomé apparaît comme une tentative africaine déterminée de reprendre la main sur un processus de paix jusqu’ici très influencé par Washington et Doha, dans un contexte où les violences persistent malgré les signatures successives.

Reste désormais à voir si cette volonté de coordination et de suivi structuré se traduira par une désescalade réelle sur le terrain de l’est de la RDC.