De nombreuses vidéos et autres témoignages des sources locales rapportent l’arrivée à Uvira en province du Sud-Kivu des militaires des FARDC ainsi que des résistants Wazalendo après le départ de l’AFC/M23 qui avait pourtant demandé le déploiement d’une force neutre dans cette ville stratégique qu’il occupait depuis le mois de décembre dernier.

Des cas de pillages des biens publics et privés, et même de violences physiques sont rapportés ; ce qui laisse craindre de nouvelles tueries et règlements de compte à l’encontre des personnes qualifiées comme collaborateurs de l‘AFC/M23.

Et face à cette situation, Corneille Nangaa, coordonnateur politique du mouvement rebelle interroge sur la responsabilité de ces actes de violation des droits de l’homme : « Le chaos était prévisible et tout le monde était pourtant prévenu. Nous avions même proposé des mesures d’accompagnement sans être entendus. Qui donc en portera la responsabilité devant l’histoire ? Le destin étant en péril, l'inaction est non acceptable », a-t-il écrit sur X.

Pour rappel, le gouvernement congolais qui était encore sceptique face au retrait annoncé de l’AFC/M23 d’Uvira expliquant que cette décision est un non-événement et une manœuvre visant à distraire le médiateur américain pour ne pas sanctionner Kigali pour le non-respect de ses engagements, a signifié que le retrait ne pourra être effectif pour lorsque les services de l’Etat pourront être pleinement rétablis dans la ville d’Uvira.