Le gouvernement congolais a annoncé le jeudi 5 juin 2026 que plus de la moitié des quinze ressortissants de pays tiers accueillis temporairement en République démocratique du Congo en provenance des États-Unis ont déjà quitté le territoire national pour regagner leurs pays d’origine.

Selon des sources gouvernementales, quatre ressortissants péruviens figurant parmi les personnes expulsées des États-Unis et transférées en RDC ont quitté Kinshasa dans la nuit du 2 au 3 juin à destination du Pérou. Ces départs portent à six le nombre total de retours enregistrés depuis la mise en œuvre de ce dispositif exceptionnel.

Avant eux, deux ressortissants colombiens avaient déjà regagné leur pays respectivement au cours du mois de mai et au début du mois de juin.

Les autorités congolaises précisent que ces retours s’inscrivent dans le cadre normal du mécanisme mis en place avec Washington, présenté dès son lancement comme une mesure « strictement transitoire, temporaire et limitée dans le temps ». Le dispositif vise à faciliter le transit et le retour des ressortissants concernés vers leurs États d’origine.

Kinshasa insiste sur le caractère temporaire du dispositif

Le gouvernement affirme par ailleurs que les autres départs devraient intervenir prochainement, alors que plusieurs interrogations avaient été soulevées au moment de l’annonce de cet accord conclu avec les États-Unis.

À Kinshasa, les autorités cherchent ainsi à rassurer l’opinion publique sur le caractère exceptionnel de cette opération, dont la mise en œuvre avait suscité des débats autour des questions de souveraineté nationale et de gestion migratoire.

Les quinze ressortissants concernés avaient été acheminés en RDC le 17 avril dernier dans le cadre d’un dispositif d’accueil temporaire négocié entre Kinshasa et Washington.

Le gouvernement congolais soutient que cette coopération ne constitue ni une installation durable ni un programme d’accueil permanent, mais une solution provisoire destinée à organiser le retour progressif des personnes concernées vers leurs pays respectifs.

Aucune précision supplémentaire n’a toutefois été communiquée concernant le calendrier exact des prochains départs ni l’identité des autres ressortissants encore présents sur le territoire congolais.