Le gouvernement congolais a annoncé la suspension dans la soirée du samedi 1er août 2026 de l'arrêté interministériel n° 015 du 20 juillet 2026 fixant de nouvelles taxes dans le secteur du numérique.
Dans la foulée, les ministères des Finances et de l'Économie numérique à l’origine de cet arrêté ministériel ont avancé que ce texte ne visait pas les startups, qui bénéficient déjà d'avantages fiscaux prévus par l'ordonnance-loi de 2022 et le Code du numérique, dénonçant de « mauvaises interprétations » et une « récupération tendancieuse » du dossier.
Et avant cette décision, l’opposant Martin Fayulu est monté au créneau pour contester cet arrêté, estimant qu'il va étouffer l'innovation locale et contredire l'esprit du Startup Act : « Dans un pays où le chômage frappe durement notre jeunesse, l’État devrait soutenir celles et ceux qui innovent, créent des emplois et bâtissent l’économie de demain, plutôt que leur imposer de nouvelles barrières », a-t-il écrit sur X signifiant que soumettre des startups, parfois encore sans aucun revenu, à des « droits d’autorisation » pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars « est une aberration économique, risque de décourager les entrepreneurs et de pousser davantage d’activités vers l’informel. »
J’ai pris connaissance avec stupéfaction de l’arrêté interministériel du 20 juillet 2026, signé conjointement par les ministères des Finances et du Numérique.
— Martin Fayulu (@MartinFayulu) August 2, 2026
Dans un pays où le chômage frappe durement notre jeunesse, l’État devrait soutenir celles et ceux qui innovent, créent… pic.twitter.com/1uOWeLN8Dl