A l’expiration de son ultimatum le 15 août 2026 demandant la convocation officielle du dialogue national par le Chef de l’Etat, la Coalition Article 64 qui réunit plusieurs partis de l'opposition qui disent défendre l’ordre constitutionnel, a annoncé la reprise des ses actions citoyennes avec l'organisation d'une marche pacifique le 15 septembre 2026 sur l'ensemble du territoire national.
Une annonce intervenue à l’issue d’une réunion tenue le samedi dernier à Kinshasa par le présidium de cette plateforme de l’opposition.
Cette dernière, qui avait déjà critiqué l’arrêt de la Cour Constitutionnelle de la RDC déclarant conforme à la Constitution la très controversée loi portant modalités d'organisation du référendum, a signifié que le renvoi au Parlement de cette fameuse loi pour une nouvelle délibération après les réserves émises par la Cour constitutionnelle, ne constitue « ni son retrait, ni une renonciation formelle au projet de changement de Constitution. »
#RDC #Gabon: "Je me réjouis d’avoir, à travers le président Brice Clotaire Oligui Nguema, un partenaire à la fois pour la paix et pour le développement. Il a exactement la même vision que moi de ce qu’il faut faire pour nos pays.", Felix Tshisekedi pic.twitter.com/9jFFqVjZem
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) August 16, 2026
Rappelant que qu’il reste 764 jours d’échéance constitutionnelle pour la convocation de la prochaine élection présidentielle et 889 jours de la fin du second et dernier mandat de Félix Tshisekedi, la Coalition Article 64 a réitéré que la démarche du camp présidentiel « risque de conduire à la balkanisation » du pays dans un contexte de guerre et d'occupation d'une partie du territoire national.
Elle a ainsi martelé son opposition à « toute tentative de contournement des articles 220 et 70 de la Constitution, qui verrouillent respectivement la limitation du nombre de mandats présidentiels et la durée du mandat », signifiant qu’aucune révision, aucun changement de Constitution, aucun référendum, aucun artifice juridique « ne peut servir (...) à ouvrir, sous quelque forme que ce soit, la voie à un troisième mandat de M. Félix Tshisekedi. »,
Enfin, la C-64 a appelé le peuple congolais « à la vigilance et à la mobilisation » pour défendre ce qu'elle qualifie de « pacte républicain. »