Le Président Félix Tshisekedi a ouvert le lundi 27 mai dernier à l’amphithéâtre du Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCAPAC) à Kinshasa les travaux des premiers états généraux des Postes et Télécommunications.
Ces assises qui se tiendront jusqu’au 29 avril prochain sont organisées pour mettre en œuvre l'un des six engagements prioritaires du Chef de l’État qui vise la transformation numérique, le développement du capital humain et la réduction des inégalités territoriales.
Dans son discours d'ouverture, le président Félix Tshisekedi a souligné les grands enjeux stratégiques du secteur des Postes et Télécommunications dans un monde en mutation accélérée, affirmant que dans ce contexte aucun pays ne peut prétendre à la croissance, à la compétitivité ou à la souveraineté en restant en marge des grands flux numériques, logistiques et informationnels.
Et pour le chef de l’Etat congolais, ces enjeux concernent notamment la connectivité territoriale, le désenclavement des milieux ruraux, l'amélioration de la qualité des services, l'innovation, l’entrepreneuriat et l’inclusion pour les start-up et pour les PME.
Plus particulièrement, Félix Tshisekedi a insisté sur l'enjeu de sécurité et de souveraineté des Postes et Télécommunications : « À l’heure des cybermenaces croissantes, de la protection des données, de la dépendance technologique et des nouvelles vulnérabilités stratégiques, aucun État sérieux ne peut négliger l’architecture de ses communications, la maîtrise de ses réseaux et la sécurisation de ses infrastructures critiques », a-t-il déclaré signifiant que moderniser les Postes et les Télécommunications c’est préparer la croissance, élargir les opportunités, renforcer la souveraineté, mieux intégrer la Nation et ainsi donner à la RDC les moyens d’être pleinement actrice de son siècle.
Dans la foulée, il a défini trois attentes claires de ces assises : d’abord, un diagnostic complet, lucide et sans complaisance de l'écosystème postal et télécom ; ensuite, une feuille de route opérationnelle, réaliste et mesurable, distinguant les priorités de court, moyen et long terme ; et enfin, la mise en place d’un cadre permanent de concertation, de coordination et de régulation, capable d’assurer la cohérence des réformes et le suivi des engagements.
Il faut dire que le diagnostic posé à ce jour est sévère et démontre que le réseau postal national, autrefois structuré, est aujourd’hui largement dégradé, avec un nombre très limité de bureaux réellement fonctionnels, très en deçà des besoins du pays.
« La Poste ne doit pas être laissée au bord du chemin. Elle ne doit pas être regardée comme un vestige du passé. Elle doit être pensée comme un outil moderne d’intégration territoriale, de proximité administrative, de logistique, de services financiers et de cohésion sociale », a conclu Félix Tshisekedi signifiant que la relance et la modernisation de la Poste constituent un chantier important pour le pays.