Reportée une première fois avant d’être programmée pour ce mercredi 22 juillet, la manifestation pacifique de la Coalition Article 64 qui réunit plusieurs partis de l'opposition qui disent défendre l’ordre constitutionnel est à nouveau reportée à une date ultérieure.
C’est ce qu’ont annoncé les leaders de cette plateforme politique de l'opposition parmi lesquels Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund ou encore Delly Sesanga présentant cette décision comme une réponse à l'appel des responsables religieux qui ont annoncé l’approbation par le président Félix Tshisekedi de la tenue d’un dialogue national inclusif pour mettre fin à la crise en cours en RDC, caractérisée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays.
La coalition Article C-64, qui a signifié que cette décision constitue un geste de responsabilité et traduit sa volonté « d’épuiser toutes les voies du dialogue avant d’envisager toute nouvelle mobilisation citoyenne », a par ailleurs prévenu qu’elle ne saurait être interprétée comme un renoncement à la défense de l’ordre constitutionnel ni comme un affaiblissement de sa détermination.
#RDC: " Cette décision constitue un geste de responsabilité. Elle traduit la volonté de la Coalition d’épuiser toutes les voies du dialogue avant d’envisager toute nouvelle
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) July 20, 2026
mobilisation citoyenne. Elle ne saurait être interprétée comme un renoncement à la
défense de l’ordre… pic.twitter.com/iCe7CqDOIi
Elle a ainsi fixé un ultimatum : « Si le dialogue national inclusif n'est pas officiellement convoqué au plus tard le 15 août 2026, ou si les engagements pris restent sans traduction concrète, la C-64 dit se réserver le droit d'appeler à la reprise des actions citoyennes », a-t-elle déclaré mettant en garde contre toute « provocation », en particulier la promulgation éventuelle de la très controversée loi sur le référendum constitutionnel, portée par le camp de Félix Tshisekedi.
Pour rappel, cette manifestation de la Coalition Article C-64, attendue depuis le 8 juillet dernier à travers l’ensemble du territoire congolais, avait pour but d’exiger la démission de Félix Tshisekedi accusé d’avoir « trahi son serment » et d’être « en rébellion contre la Constitution. »