Les sanctions des Etats-Unis contre Joseph Kabila pour « pour son soutien logistique et financier à l’AFC/M23 », annoncées le jeudi 30 avril dernier suscitent toujours des réactions.

A l’instar du cercle rapproché de l’ancien président de la République qui parle lui « d’une décision profondément injustifiée, politiquement motivée et fondée sur des accusations non étayées de preuves irréfutables » ; sa nouvelle plateforme-politique baptisée « Sauvons la RDC » a elle avancé que ces sanctions reposent sur des allégations non vérifiées.

Dans un communiqué publié le mardi 5 mai dernier, le mouvement Sauvons la RDC a exprimé sa vive opposition aux sanctions américaines contre Joseph Kabila accusant Washington « de reprendre à son compte la position du régime de Kinshasa », pointant ce qu’il présente comme un double standard au regard des « violations flagrantes et répétées des droits humains de la part du pouvoir en place. »

Ce dernier, qui met en avant le bilan de Joseph Kabila, rappelant son rôle dans la fin de la guerre entre 1998 et 2003 ainsi que dans l’organisation des premières élections démocratiques, avance également que c’est bien Kabila qui a permis « la première alternance pacifique et civilisée de pouvoir » dans le pays.

Aussi, le mouvement Sauvons la RDC la déplore le silence des autorités américaines sur la situation personnelle de l’ancien président qui est depuis un temps en exil et subit des menaces contre sa sécurité, et estime que ces sanctions pourraient être perçues comme « une nouvelle étape dans un processus de persécution politique. »

Enfin, il estime que cette décision « ne contribue pas à résoudre la crise » et pourrait au contraire aggraver les tensions, tout en remettant en question la neutralité des États-Unis dans leur rôle de médiateur.