Le Conseil de sécurité des Nations Unies a organisé ce mercredi 15 avril 2026 la 10136ème session consacrée à la situation dans l’Est de la RDC.

A cette occasion, Washington qui avait déjà appelé Kinshasa et Kigali à privilégier le dialogue et une stabilité durable, a exprimé « une déception face au Rwanda qu’il a de nouveau accusé d’exacerber cette crise sécuritaire, appelant au retrait immédiat des forces rwandaises du territoire congolais. »

Les États-Unis ont par ailleurs signifié à Kinshasa leur attente d’une neutralisation sans délai des FDLR, tout en avertissant que des sanctions pourraient être prises à l’encontre « de tous les acteurs qui compromettent le processus de paix. »

De son côté, le Royaume-Uni, faisant à demi-mots à la RDC, s’est dit « préoccupé par les nombreuses restrictions imposées à l’espace politique et civique dans certains pays de la région des Grands Lacs, notamment des arrestations arbitraires et, dans certains États, la détention des membres de l’opposition. »

Enfin, la France a réitéré que « le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC est non négociable. »

Dans le même temps, le représentant de la RDC à l’ONU, Zénon Mukongo Ngay, a mis en cause la justification sécuritaire avancée par Kigali pour sa présence sur le territoire congolais.

Avançant que le Rwanda « est incapable de gérer deux de ses propres communautés », et ne saurait prétendre protéger les quelque 450 tribus congolaises ; il a affirmé que les véritables motivations de Kigali sont économiques, pointant les statistiques d'exportation rwandaises de minerais critiques comme preuve de l'exploitation des ressources du Congo.