En République démocratique du Congo, nombreux jeunes sont sans emploi. Et cela la base de la créativité pour certains et cela fait que d'autres soient prets à tous les travaux. Des métiers accessibles à tous sont étiquetés par des préjugés. Cela varie d’un milieu à un autre. Comme c'est le cas à l'Est de la RDC, particulièrement à Goma, le métier de lavage des véhicules et des motos, au bord du lac, n’est pas du reste. Ceux qui pratiquent sont considerés comme des enfants dits de la rue.

Ibrahim SAFARI n’a pas cessé de répéter au micro de GrandsLacsNews qu’il est “responsable”. Il est, comme dans ses dires, fier de l’être. “Beaucoup de personnes pensent que notre travail est réservé aux “enfants dits de la rue” (appelés communément maibobo). Au contraire, c’est un travail des responsables : des personnes qui prennent en main leur responsabilité”.

Il a par ailleurs souligné que depuis 2016, il trouve son gagne-pain grâce à ce travail. Son quotidien c’est la courtoisie avec des clients, la façon de se mettre au travail, et la manière de garder de bonnes relations.

"Avec 15 000 francs congolais par jour, cela me suffit pour amène la joie dans ma famille mais aussi en épargnant 5000 fc, le reste ma femme gère pour le repas", a-t-il revélé

Ibrahim âgé de 33ans a grandi chez sa tante paternel. Père d’un enfant, lui-même n’a pas connu l’affection parentale. Et ce, par ce que tous ses parents sont morts depuis son jeune âge. Celui-ci a obtenu de ses rares proches, tout ce qui a fait qu'il soit utile pour lui-meme : du soutien.

Ibrahim m’a dit que sa tante est très fière de lui du fait qu’il se débrouille bien seul avec sa famille. Ce qui réjouit aussi sa femme qui se contente de l’appui financier qu'apporte “son homme” et non du genre de son métier. Quand tout ceci rime avec de la considération des inconnus, c’est génial. “Au quartier, l’on me respecte beaucoup du fait que je suis responsable. Je ne suis ni marginalisé, ni négligé”, dit-il. En écoutant Ibrahim parlait : ils perdent la raison, ceux et celles qui restent sans emploi par peur des préjugés.