En séjour à Addis-Abeba en Éthiopie où il participe au 39ème sommet de l’Union Africaine, le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, est revenu sur la crise en cours en RDC, caractérisée par la guerre contre le M23 dans l’Est du pays.

Sur RFI, Antonio Guterres a évoqué les différents processus de paix qui se poursuivent, celui de Washington et de Doha notamment, mais sans réel résultat jusque-là, reconnaissant que sur le terrain les combats sont toujours rapportés du fait de l'attitude belligérante des deux parties : « On peut signer des accords, mais s'il n'y a pas de confiance, ces accords ne vont pas résoudre le problème », a-t-il ainsi déclaré.

Le secrétaire général des Nations Unies, qui avait déjà signifié en 2022 que le mouvement rebelle disposait depuis cette époque des équipements plus perfectionnés que ceux de la MONUSCO, en a ainsi rajouté une couche affirmant cette fois que la MONUSCO « n'a pas la capacité d'imposer la paix, ni le mandat : « Ce que nous faisons, c'est de participer activement dans les contacts avec les deux côtés, et dans les contacts avec d'autres médiateurs, pour essayer de progressivement rétablir une confiance qui a été complètement brisée. Et sans que cette confiance soit rétablie, ce sera très difficile de pacifier l'Est du Congo », a-t-il indiqué.

Il faut dire que cette nouvelle sortie médiatique, qui va certainement susciter de nombreuses réactions en RDC où l’importance de la présence de la MONUSCO et son efficacité quant à la restauration de la paix dans le pays sont sans cesse remises en cause, surtout après sa défaite aux côtés des FARDC lors de la chute de la ville de Goma ; intervient alors que la Mission Onusienne s'apprête à intervenir dans la mise en œuvre du mécanisme conjoint de vérification et de suivi du cessez-le-feu, signé en octobre dernier entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle, avec notamment le déploiement de ses casques bleus dans la ville d’Uvira.

A ce sujet, la cheffe a.i. de la Mission Onusienne, Vivian van de Perre, en séjour à Goma, a échangé ce vendredi 13 février 2026 avec les leaders de l’AFC/M23 qui contrôle ce chef-lieu de la province du Nord-Kivu sur les modalités de la mise en œuvre de ce mécanisme.