Appelé à se retirer des zones qu’il contrôle et sous menace de nouvelles sanctions internationales, le M23 se renforce militairement.
Le mouvement rebelle qui a toujours signifié qu’il ne se retirera plus jamais des zones qu’il contrôle au Nord-Kivu et au Sud-kIvu a présenté le lundi 2 mars 2026 à Rumangabo dans le territoire de Rutshuru 1.518 nouveaux éléments de ses forces spéciales mobiles ayant achevé une formation militaire.
C’était en présence du chef militaire du M23, Sultani Makenga, qui était pourtant annoncé mort ou grièvement blessé lors de l’attaque des drones des FARDC ayant coûté la vie à Willy Ngoma, porte-parole militaire du mouvement rebelle.
Ce dernier a encore critiqué le président Félix Tshisekedi et l’armée loyaliste, les accusant de tuer innocemment les populations civiles.
Sultani Makenga a également appelé ces nouveaux combattants de son mouvement à la discipline indiquant qu’ils seront bientôt déployés sur le front.
1 518 éléments des forces spéciales mobiles de l’Armée Révolutionnaire Congolaise (ARC) ont achevé avec succès leur formation ce lundi 2 mars 2026 à Rumangabo, dans la province du Nord-Kivu.
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) March 3, 2026
La cérémonie officielle de clôture a été présidée par le Chef d’état-major de l’ARC et… pic.twitter.com/nLQxx8LvNA
Pour rappel, le M23 avait déjà présenté en février derniers 7.000 nouveaux commandos parmi lesquels d’anciens militaires des FARDC ; et poursuit ainsi sa stratégie de renflouer ses rangs pour éventuellement reprendre les hostilités de haute intensité contre les forces gouvernementales.
Et si le mouvement rebelle ne communique pas précisément sur l’effectif de ses combattants, des analystes avancent qu’il compte désormais plus de 60.000 combattants, en plus du soutien de l’armée rwandaise qui a été sanctionnée par les Etats-Unis.