L’annonce a suscité de nombreuses réactions et elle se précise : L’AFC/M23 et le Rwanda « entretient bel et bien une coordination sécuritaire. »
Cette information faite par l’ambassadrice du Rwanda aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, lors d’une session spéciale de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis consacrée à l’audition de la sous-secrétaire adjointe américaine aux Affaires africaines Sarah Troutman sur la situation de crise en RDC, marquée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays ; a été confirmée cette semaine par le coordonnateur politique du mouvement rebelle, Corneille Nangaa.
Dans une interview accordée au média rwandais Igihe, Corneille Nangaa a toutefois nuancé cette collaboration expliquant qu’elle ne signifie nullement le soutien de Kigali à l’AFC/M23 : « Je confirme ici que nous collaborons, pas seulement avec le Rwanda, mais aussi avec l’Ouganda », a-t-il déclaré citant notamment « un intérêt commun avec le Rwanda touchant la question sécuritaire des FDLR. »
#RDC: « Je confirme ici que nous collaborons avec le #Rwanda. Et que nous ne collaborons pas seulement avec le Rwanda, nous collaborons aussi avec l’#Ouganda… », @CNangaa pic.twitter.com/QBVsPpoEWx
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) January 27, 2026
Corneille Nangaa a également présenté le traffic transfrontalier entre le Nord-Kivu et le Sud-Kivu avec le Rwanda comme un autre domaine de collaboration entre les agents d’immigration des deux parties avec plus de 40.000 passages journaliers.
« Collaboration ne veut pas dire soutien, et elle doit être là pour la vie de la population », a-t-il pointant une fixation sur le Rwanda.
Enfin, le coordonnateur politique de l’AFC/M23 a réitéré la volonté de son mouvement de poursuivre avec la guerre contre le régime Tshisekedi qu’il accuse d’injustice.