Les forces gouvernementales sont accusées pour la énième fois par l’AFC/M23 d’avoir mené dans la matinée de ce jeudi 7 mai 2026 une nouvelle attaque meurtrière à l’aide d’un drone de combat contre les civils à Kalenga dans le territoire de Masisi en province du Nord-Kivu.
A en croire Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle, cette attaque a causé la mort de nombreux civils et provoqué de nouveaux déplacements massifs de populations : « Face à cette barbarie orchestrée par Kinshasa, l’AFC/M23 réaffirme son engagement indéfectible à défendre et à protéger les populations civiles contre les exactions, les bombardements aveugles et les graves violations des droits humains perpétrés dans le cadre de la guerre imposée sous les ordres de M. Tshisekedi », a-t-il écrit sur X.
Il faut dire que les deux parties n’ont eu de cesse de multiplier depuis plusieurs semaines des accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha.
Et ces accusations risquent de faire voler en éclat les derniers engagements pris lors du dernier round de pourparlers tenus en Suisse et portant sur un protocole relatif à l'accès humanitaire et à la protection judiciaire ainsi que la libération de prisonniers dans le but de mettre fin aux hostilités sur le terrain et parvenir à un accord global de paix.