Sous le feu des critiques des membres de l’Union sacrée, la majorité au pouvoir dont il fait partie, après sa sortie sur le très controversé débat autour du changement de la constitution, Bahati Lukwebo se rétracte.

Dans un message adressé ce mardi 10 mars 2026 via WhatsApp à ses collègues, le 2ème vice-président du Sénat a « présenté ses excuses et réaffirmé sa loyauté au Chef de l'Etat SE Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. »

Le président de l’AFDC-A, qui a publiquement exprimé son opposition à l’initiative de changement de la constitution arguant que la RDC n’a pas un problème de textes mais plutôt d’hommes qui ne les appliquent pas, a tenté d’expliquer que « ses propos ont été mal compris et sortis de leur contexte », affirmant « n’avoir jamais exprimé d’opposition à une révision de la constitution, mais a suggéré un débat au sein de l’Union sacrée. »

Mais malgré cette tentative de repositionnement, la motion de défiance qui le vise au sein de cette chambre basse du parlement n’a pas été retirée.

Et son initiateur, le sénateur Dany Kabongo Bondanya qui lui reproche un « manque de respect » envers le président Félix Tshisekedi, autorité morale de l’Union sacrée de la nation, qui avait lui-même déclaré publiquement être résolu à doter la RDC d’une nouvelle constitution ; indique que sa pétition a déjà recueilli plus de 47 signatures et qu’il n’est donc plus question de faire marche arrière.

Notez que Bahati Lukwebo, qui a été lâché par le bureau du Sénat qui s’est publiquement désolidarisé de ses propos, ne bénéficie pas non plus du soutien de son propre groupe politique qui s’est également désolidarisé de ses propos.

Il devrait donc être éjecté, sauf surprise, du bureau de cette chambre basse du parlement congolais.