Remplacé il y a quelques jours à la tête de la SOKIMO, Pistis Bonongo a été entendu ce mercredi 25 février 2026 par la Cour des comptes pour manquement à la transmission des états financiers de l’exercice 2022-2023 dans les trois mois suivant leur adoption par l’assemblée générale de cette entreprise publique ; une obligation légale qui vise à assurer la transparence et la reddition de comptes dans la gestion des entités étatiques.
Lors de cette audience, Pistsis Bonongo, assisté de ses avocats, a plaidé son innocence en arguant qu’il n’avait pas la maîtrise effective sur le fonctionnement interne de la SOKIMO ni sur les obligations spécifiques envers la Cour des comptes.
« Je ne savais pas que la Cour des comptes pouvait auditer jusqu’aux états financiers (…). J’étais ignorant de cette obligation », a-t-il déclaré.
#RDC: « Je ne savais pas que la Cour des comptes pouvait auditer jusqu’aux états financiers (…) j’étais ignorant de cette obligation », a déclaré Pistis Bonongo, récemment évincé de son poste de directeur général de la Société Minière de Kilo-Moto (SOKIMO). Il a comparu ce… pic.twitter.com/HU3MgOONEm
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) February 25, 2026
Pour rappel, sa nomination en 2022, avait été très commentée à l'époque du fait qu’il était très peu connu et, à en croire certains de ses détracteurs, « non qualifié pour cette fonction. »
Pistis Bonongo avait alors promis d'apurer les 118 mois d'arriérés dus aux agents ; mais à ce stade difficile d'en savoir un peu plus sur son action en faveur de l'amélioration du social du personnel de la SOKIMO.
Mais pour de nombreux observateurs, il est évident qu'il a quand-même réussi à changer sa propre personne au regard de son aspect physique lors de son entrée en fonction et celle qu’il a aujourd’hui.