Malgré signature il y a quelques jours d’un protocole relatif à l'accès humanitaire et à la protection judiciaire, l’opérationnalisation du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, ainsi que la libération de prisonniers dans le cadre du Processus de Doha ; l’AFC/M23 accuse pour la énième fois les forces gouvernementales d’avoir lancé une série d’attaques contre ses positions à Gakenke et ses environs dans les hauts plateaux de Minembwe dans la province du Sud-Kivu.

Sur X, Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle, indique que ces opérations ont été marquées par « l’utilisation de drones kamikaze, de KT-6 et d’artillerie lourde » ; et témoignent d’une « stratégie délibérée de terreur visant les populations civiles » : « Depuis la signature du communiqué conjoint du 17 avril 2026 à Montreux entre le régime de Kinshasa et l’AFC-M23, la situation sur le terrain connaît une détérioration brutale et alarmante. Le régime de Kinshasa a depuis lors, intensifié ses offensives militaires, piétinant sans scrupule les efforts constants de la communauté internationale en faveur d’un règlement politique du conflit en République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.

Il faut dire que les deux parties n’ont eu de cesse de multiplier depuis plusieurs semaines des accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha.

Et les récentes nouvelles accusations risquent de faire voler en éclat les derniers engagements visant à mettre fin aux hostilités sur le terrain et parvenir à un accord global de paix.