Malgré signature il y a quelques jours d’un protocole relatif à l'accès humanitaire et à la protection judiciaire, l’opérationnalisation du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, ainsi que la libération de prisonniers dans le cadre du Processus de Doha ; l’AFC/M23 accuse pour la énième fois les forces gouvernementales d’avoir lancé une série d’attaques contre ses positions à Gakenke et ses environs dans les hauts plateaux de Minembwe dans la province du Sud-Kivu.
Sur X, Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle, indique que ces opérations ont été marquées par « l’utilisation de drones kamikaze, de KT-6 et d’artillerie lourde » ; et témoignent d’une « stratégie délibérée de terreur visant les populations civiles » : « Depuis la signature du communiqué conjoint du 17 avril 2026 à Montreux entre le régime de Kinshasa et l’AFC-M23, la situation sur le terrain connaît une détérioration brutale et alarmante. Le régime de Kinshasa a depuis lors, intensifié ses offensives militaires, piétinant sans scrupule les efforts constants de la communauté internationale en faveur d’un règlement politique du conflit en République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.
Mise à jour du 25 avril 2026 sur la guerre imposée par le régime de Kinshasa :
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) April 25, 2026
Ce samedi 25 avril 2026, entre 9h15 et 12h00, les forces coalisées du régime de Kinshasa ont lancé une série d’attaques d’une violence inouïe contre les zones densément peuplées de Gakenke et ses…
Il faut dire que les deux parties n’ont eu de cesse de multiplier depuis plusieurs semaines des accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha.
Et les récentes nouvelles accusations risquent de faire voler en éclat les derniers engagements visant à mettre fin aux hostilités sur le terrain et parvenir à un accord global de paix.