Poursuivant son séjour à Goma où il est arrivé le vendredi 24 avril dernier, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef de la MONUSCO, James Swan, a poursuivi ce samedi 25 avril 2026 sa visite de terrain dans cette partie de la RDC.
Après avoir échangé avec les leaders de l’AFC/M23 qui lui ont fait part « des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du protocole de libération des prisonniers et du respect du cessez-le-feu, déjà adopté dans le cadre du processus de Doha », le nouveau patron de la MONUSCO a s’est rendu ce jour à Mubambiro, à quelques kilomètres de la ville de Goma où sont cantonnés ex-combattants et miliciens des FDLR ainsi que leurs dépendants qui ont déposé les armes.
Sur place, il a signifié que la problématique des FDLR « demeure une priorité pour la MONUSCO et pour la communauté internationale », encourageant ainsi les autorités congolaises « à poursuivre leurs efforts afin de trouver des solutions durables quant à ce. »
A en croire James Swan, la reddition d’un milicien ou d’un combattant « constitue un pas vers le processus de paix. » : « Chaque ex combattant qui renonce à la lutte armée représente un pas de plus loin de la violence et chaque communauté qui reçoit un soutien concret représente un pas de plus vers la paix. La MONUSCO continuera d'appuyer les efforts visant à réduire la menace causée par les groupes armés, à protéger les civils et à créer les conditions d’un avenir plus stable et pacifique dans l’Est de la RDC », a-t-il déclaré.
Le chef de la MONUSCO a ainsi salué les efforts de ceux qui répondent aux actions de sensibilisation en acceptant de quitter les groupes armés pour reprendre une vie normale.
Il faut dire que la question des FDLR a toujours été présentée par Kigali comme sa préoccupation majeure justifiant son implication dans la crise à l’Est de la RDC, marquée par la guerre contre le M23.
Le gouvernement rwandais, qui a récemment confirmé publiquement sa collaboration avec l’AFC/M23 qui contrôle cette zone, a expliqué que leur intérêt commun « est la lutte contre les FDLR. »