Les forces gouvernementales sont accusées pour la énième fois par l’AFC/M23 d’avoir déclenché tôt le matin de ce mardi 7 avril 2026 des attaques généralisées sur plusieurs axes dans la province du Sud-Kivu.

A en croire Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle, l’armée congolaise, appuyée par les résistants Wazalendo et les troupes Burundaises, ont bombardé à l’aide de drones de combat la zone densément peuplée de Mikenke dans les hauts plateaux de Minembwe, ainsi que ses environs : « Ces frappes aveugles ont causé des pertes en vies humaines, détruit des habitations civiles et décimé le bétail, plongeant des familles entières dans la détresse et la désolation », a-t-il écrit sur affirmant que ces attaques se sont étendues aux localités de Lumbishi, Katale et Tushunguti dans le territoire de Kalehe où des zones civiles peuplées ont également été prises pour cible, en violation flagrante des normes du droit international humanitaire.

« Face à ces actes d’une gravité extrême, l’Alliance Fleuve Congo – Mouvement du 23 Mars (AFC-M23) prend à témoin le peuple congolais et la communauté internationale des crimes perpétrés par le régime de Kinshasa contre des populations civiles innocentes », poursuit-il signifiant que le mouvement rebelle se tient « prêt à assumer son devoir de protection des populations civiles, par tous les moyens nécessaires. »

Il faut dire que les deux parties n’ont eu de cesse de multiplier depuis plusieurs semaines des accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha.

Au point mort depuis plusieurs semaines, ces pourparlers devraient reprendre dès le lundi 13 avril prochain non plus à Doha au Qatar, mais désormais à Genève en Suisse.

Ce nouveau round jugé décisif, sera suivi de près par les États-Unis, plus que jamais déterminés à mettre fin à la guerre en RDC.