Après avoir annoncé depuis le mois de mai dernier la fin du moratoire accordé aux assujettis à la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dans le cadre de la réforme relative à la facture normalisée, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, durcit le ton contre la fraude fiscale.
Il a annoncé cette semaine que les contrevenants s’exposent désormais à l’application immédiate des sanctions prévues par la réglementation.
Cette annonce est intervenue à l’issue des cliniques fiscales organisées du 4 au 6 août à Kinshasa. Ces rencontres ont permis aux autorités fiscales d’échanger avec les contribuables sur les obligations liées à la fiscalité, mais aussi de rappeler les nouvelles exigences en matière de facturation et de mobilisation des recettes publiques.
La mobilisation de la TVA en hausse
Le ministre des Finances s’est également félicité de l’amélioration des recettes issues de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Selon Doudou Fwamba, les recettes mensuelles, qui se situaient auparavant autour de 280 à 290 milliards de francs congolais, ont atteint une moyenne de 340 milliards au cours des trois derniers mois.
Pour le gouvernement, cette progression traduit les efforts engagés pour renforcer la mobilisation des ressources intérieures et lutter contre les pratiques frauduleuses qui privent l’État de recettes importantes.
#RDC: Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a annoncé la fin de tout moratoire sur la facture normalisée, à l'occasion de la clôture des cliniques fiscales organisées du 4 au 6 août à Kinshasa. Des sanctions immédiates seront désormais appliquées aux contribuables… pic.twitter.com/tbb4mPYYC8
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) August 6, 2026
Doudou Fwamba a souligné que ces ressources supplémentaires doivent contribuer au financement des engagements du président Félix Tshisekedi envers la population, notamment dans les secteurs des infrastructures, de l’éducation et de la santé. La construction et la réhabilitation des routes, des écoles et des hôpitaux figurent parmi les priorités évoquées.
Dans cette dynamique, la Direction générale des impôts (DGI) prévoit de renforcer les contrôles sur le terrain.
Des opérations ciblées seront menées auprès des entreprises soupçonnées de fraude fiscale, tandis que les agents de l’administration fiscale eux-mêmes ne seront pas épargnés. La DGI entend ainsi sanctionner également les éventuels comportements fautifs en son sein.
Avec la fin du moratoire sur la facture normalisée, les autorités fiscales affichent donc leur volonté de passer d’une phase de sensibilisation à une application stricte des règles. L’objectif demeure d’élargir l’assiette fiscale, de réduire la fraude et d’accroître les recettes nécessaires au financement des politiques publiques.