Les forces gouvernementales, appuyées par les résistants Wazalendo et les troupes de l’armée Burundaise, sont accusés pour la énième fois par l’AFC/M23 d’attaquer ses positions sur l’ensemble des lignes de front aux premières heures de ce mardi 31 mars 2026.
A en croire Lawrence Kanyuka, porte-parole du mouvement rebelle ; ces attaques menées au moyen d’artillerie lourde et de drones de combat, ciblent également des zones densément peuplées.
Il indique que sur l’axe Minembwe dans la province du Sud-Kivu, les villages de Rugezi, Kalingi, Gakenke et Bidegu ont été touchés par ces attaques : « À cette heure, les bombardements se poursuivent sans relâche, exposant les populations civiles à un danger extrême », a-t-il écrit su X ajoutant que dans le territoire de Kalehe, le village de Lubimbishi et ses environs est concerné.
Mise à jour du 31 mars 2026
— Lawrence KANYUKA (@LawrenceKanyuka) March 31, 2026
Depuis les premières heures de ce mardi 31 mars 2026, la coalition des forces du régime de Kinshasa, notamment les FARDC, FDLR, milices wazalendo, mercenaires ainsi que la Force de Défense Nationale du Burundi, a déclenché des attaques généralisées et…
Au Nord-Kivu cette fois, dans le territoire de Lubero, Lawrence Kanyuka affirme que les villages de Kabesebese et Mutondi sont également sous le feu des attaques.
« Face à cette nouvelle offensive d’envergure, l’AFC/M23 condamne avec la plus grande fermeté la décision irresponsable du régime de Kinshasa d’abandonner le processus de paix au profit d’une option belliciste. Ce choix délibéré traduit un mépris flagrant pour toute perspective de règlement pacifique du conflit », conclut-il assurant que son mouvement « va défendre et protéger les populations civiles ainsi que leurs biens. »
Il faut dire que les deux parties n’ont eu de cesse de multiplier depuis plusieurs semaines les accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu recommandé dans le cadre du processus de Doha, qui par ailleurs est à nouveau au point mort.