La Mission des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a remis le mercredi 1è décembre dernier à Beni, un lot de matériel informatique et de bureau à l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, relocalisée dans cette ville après la chute de la ville de Goma dans les mains de l’AFC/M23 en janvier dernier.

Cette dotation, estimée à environ 50.000 dollars américains, comprend des ordinateurs portables, des imprimantes, des serveurs, du mobilier de bureau ainsi que divers équipements logistiques destinés à améliorer les conditions de travail des députés provinciaux.

L’appui s’inscrit dans le cadre d’un Projet à Impact Rapide (QIP) mis en œuvre par la section des affaires politiques de la MONUSCO en partenariat avec le Collectif des Associations Féminines pour le Développement (CAFED).

Selon la Mission Onusienne, l’objectif est de renforcer la capacité opérationnelle de l’organe délibérant provincial, confronté à de sérieuses difficultés matérielles depuis son installation provisoire à Beni.

« Ce soutien intervient à un moment critique pour notre institution, qui fonctionne dans un contexte sécuritaire et logistique extrêmement contraignant », a déclaré le président de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, Robert Seninga, saluant l’appui de la MONUSCO.

Pour le CAFED, partenaire du projet, cette initiative constitue également un levier en faveur d’une gouvernance plus inclusive : « Renforcer les institutions provinciales, c’est aussi créer des conditions pour une meilleure participation des femmes et pour des politiques publiques au bénéfice de toute la population », a estimé une représentante de l’organisation.

Présent à la cérémonie, le chef du sous-bureau de la MONUSCO à Beni, Abdourahmane Ganda, a réaffirmé l’engagement de la Mission à accompagner les autorités congolaises dans leurs efforts de stabilisation de l’est du pays, tout en soutenant les institutions locales affectées par le conflit.

La remise du matériel s’est déroulée en présence de plusieurs autorités civiles et militaires ainsi que des députés provinciaux, dans une province du Nord-Kivu toujours marquée par l’insécurité et les déplacements forcés de populations.