Un nouveau groupe de 359 réfugiés rwandais présents en RDC ont été rapatriés « volontairement » chez eux la semaine dernière via le poste frontière de la Grande Barrière à Goma et ce, grâce à l’appui du le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
Ces derniers, constitués majoritairement des femmes et des enfants, expliquent que d’autres réfugiés rwandais hésitent à rentrer par crainte d'être tués ou emprisonnés à leur arrivée au Rwanda.
Ku Mupaka Munini wa La Corniche uhuza Umujyi wa Rubavu n'uwa Goma hakiriwe Abanyarwanda 359 batashye bavuye mu Burasirazuba bwa Repubulika Iharanira Demukarasi ya Congo.
— Rwanda Broadcasting Agency (RBA) (@rbarwanda) May 7, 2026
Bamwe mu batahutse bavuga ko impamvu hari abadataha, ari uko baterwa ubwoba ko bazicwa cyangwa bagafungwa… pic.twitter.com/AHx4V5mbjX
Notez que depuis janvier 2026, le HCR a déjà rapatrié plus de 400 réfugiés rwandais chez eux, signifiant que ces rapatriements s’inscrivent dans programme ambitieux visant à rapatrier 10.000 personnes au cours de cette année.
Pour rappel, c’est depuis mai 2025 que le M23 a débuté avec le rapatriement des sujets rwandais, initialement présentés comme des personnes installées illégalement sur le territoire congolais ainsi que des otages depuis des années des combattants FDLR.
Ainsi, plus de 1.500 personnes avaient été expulsées après leur interpellation par le mouvement rebelle dans les territoires de Masisi et Nyiragongo.
Certains avaient alors affirmé ne pas être de nationalité rwandaise alors que d’autres, qui avaient confirmé être bel et bien des ressortissants du Rwanda, signifiaient avoir été contraints à regagner leur pays d'origine pendant que plusieurs de leurs proches sont nés en RDC après le génocide de 1994.
Il faut dire que cette opération de retour « volontaire » des réfugiés est très commentée dans l’opinion publique congolaise puisque la prochaine étape sera sans doute le rapatriement des réfugiés congolais présents au Rwanda.
Et pour ce qui est de cette démarche, le gouvernement congolais tient à y être associée « pour s’assurer que ce seront bien des citoyens congolais qui retourneront en RDC. »