Quelques heures seulement après la déclaration des évêques catholiques de la CENCO qui ont clairement exprimé leur ferme opposition au projet de changement de la constitution expliquant n'y voir ni la nécessité, ni l'urgence, ni l'opportunité », et avançant que ce dernier comporte des risques énormes dont la balkanisation du pays ; le camp de Tshisekedi qui tient fermement à ce projet a réagi critiquant la position de l’église catholique.
S’exprimant devant les militants de son parti le samedi dernier, Augustin Kabuya, Secrétaire Général de l’UDPS a violemment critiqué les prélats catholiques et particulièrement Mgr. Donatien Nshole, Secrétaire Générale de la CENCO qui a publié cette déclaration, affirmant que ces derniers « n’ont pas mandat pour parler au nom du peuple » : « Nshole n'a aucun mandat. Il parle au nom de qui ? Il n'est même pas marié », a-t-il déclaré réaffirmant la volonté du parti présidentiel de doter le pays d’une nouvelle constitution malgré a crise en cours, caractérisée par la guerre contre le M23 à l’Est du pays.
#RDC:« Fridolin Ambongo et Donatien Shole n’ont aucun mandat. shole n’est même pas marié…Ils ont de la chance, parce qu’ils ont à la tête de ce pays un président bien éduqué. », Augustin Kabuya, président ai UDPS après prise de position CENCO contre le Changement de la… pic.twitter.com/FEbPNhlFmM
— Stanis Bujakera Tshiamala (@StanysBujakera) June 20, 2026
L’opposition encouragée par la position de la CENCO
Dans la foulée, l’opposition et tout ceux qui dénoncent cette initiative de changement de la constitution estimant que c’est une manœuvre de Félix Tshisekedi de s’octroyer illégallement un nouveau mandat pour s’éterniser au pourvoir, ont salué cette prise de position de la CENCO.
C’est à l’image de du président du parti politique Envol et membre de la coalition Article 64 qui réunit plusieurs partis politiques qui disent défendre l’ordre constitutionnel, qui a été entendu par la CENCO dans le cadre de son assemblée plénière extraordinaire au cours de laquelle elle a recueilli les avis des différentes parties avant de rendre leur position sur cette problématique.
L’ancien candidat à la présidentielle de 2023, qui a rappelé que la RDC traverse l'une des heures les plus graves de son histoire, a réitéré que toucher aujourd'hui au pacte constitutionnel, « c'est ajouter délibérément une crise politique à une crise sécuritaire déjà existentielle pour la République, qui lutte pour sa survie. »
Je salue la position courageuse de la CENCO.
— Delly SESANGA HIPUNGU (@DSESANGA) June 20, 2026
Notre pays traverse l'une des heures les plus graves de son histoire.
Face à cette épreuve, la CENCO rappelle une vérité fondamentale : lorsque la Nation est en péril, on ne change pas les règles du pacte républicain. On défend la… pic.twitter.com/Su4ZWzpTz2