Le gouvernement américain a annoncé ce mardi 2 juin 2026 de nouvelles sanctions ciblées contre deux hauts responsables de groupes armés opérant dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), les accusant d'être impliqués dans des violations des droits de l'homme et dans la poursuite de l'instabilité sécuritaire dans la région.
Dans un communiqué, le département américain du Trésor a indiqué que les sanctions visent Gustave Kubwayo, connu sous le surnom de « Colonel Sirkoof », chef d'une unité de renseignement et d'opérations spéciales des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), ainsi que John Imani Nzenze, commandant et chef du renseignement du mouvement rebelle du M23.
Selon les autorités américaines, John Imani Nzenze figure parmi les plus proches collaborateurs de Sultani Makenga, chef militaire du M23. Actif au sein du mouvement depuis sa première rébellion entre 2012 et 2013, il aurait notamment dirigé des attaques contre des positions des Forces armées de la RDC (FARDC), d'après les informations fournies par Washington.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a justifié ces mesures par la volonté des États-Unis de contribuer à une résolution pacifique du conflit qui secoue l'est de la RDC depuis plusieurs années.
« Les États-Unis demeurent engagés en faveur de la paix et de la stabilité dans la région des Grands Lacs », a-t-il déclaré, soulignant que Washington attend du gouvernement congolais qu'il poursuive ses efforts pour neutraliser les FDLR. Dans le même temps, il a réitéré l'appel adressé au Rwanda pour qu'il retire ses troupes du territoire congolais et cesse tout soutien au M23, conformément aux engagements pris dans le cadre des Accords de Washington du 4 décembre 2025.
Ces sanctions s'inscrivent dans une série de mesures prises par les États-Unis contre les acteurs impliqués dans les violences persistantes à l'est de la RDC. Elles prévoient notamment le gel des avoirs détenus aux États-Unis par les personnes visées ainsi que l'interdiction pour les citoyens et entreprises américains d'entretenir des relations financières avec elles.
Cette décision intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour mettre fin aux affrontements armés qui continuent d'affecter les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, causant d'importants déplacements de populations et une crise humanitaire de grande ampleur.